[OPINION] ¦ ME CHRISTIAN BOMO DEMANDE AUX AMBAZONIENS DE LÂCHER PRISE AFIN DE PARTICIPER AU CHANGEMENT DU CAMEROUN

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Le devoir de justice qui m’anime profondément m’impose de vous rappeler préalablement que c’est bel bien la diaspora francophone proche du MRC qui a visibilisé auprès de la communauté internationale la situation de crise qui sévit dans le Noso.

Il vous souvient que, malgré vos premières mobilisations en 2016 aux États-Unis, Angleterre, et au Canada notamment lors de la dernière visite de Paul Biya aux Nations-Unies, période qui coïncidait avec la descente par les ambazoniens du drapeau camerounais de son ambassade à Ottawa pour le remplacer par le vôtre, la communauté internationale ne se préoccupait pas de vous.

Plus tard, vous avez même désigné un gouvernement avec pour chef Sissuku Ayuck Tabe, cela n’emeuvait personne.

Pendant ce temps, malgré vos mots de lockdown, certes respectés dans le Noso,le gouvernement encore moins la communauté internationale, ne vous accordait une attention particulière.

D’ailleurs on continue de parler de la guerre oubliée en zone anglophone.

Lorsque Agbor Nkongo et les membres du consortium sont en prison, c’est la diaspora francophone qui commencera en 2017 à organiser des mobilisations de grande ampleur, très suivies et couverts par la presse internationale.

C’est elle qui manifestait de façon remarquable sur places occidentales. 

Ce sont des francophones comme Patrice Nganang, malgré ses comportements blâmables et bien d’autres qui ont commencé à médiatisé votre lutte et à lui donner une visibilité internationale.

Lorsque vos leaders Sissuku et autres sont arrêtés au Nigeria, c’est bel et bien vos compatriotes francophones qui ont organisé les plus grands rassemblements en Europe, au Canada, présentant des images et autres atrocités de guerre civile sur les civils dans le Noso.

Ce sont les francophones qui sont à l’origine de la plus grande résolution occidentale notamment de l’union Européenne sur la crise anglophone.

Même aux Nations-Unies, devant le congrès américain, c’est la mobilisation francophone qui a suscité leurs réactions.

Je vous fais ces rappels pour vous dire que sans l’appui de vos compatriotes francophones, votre lutte aurait fini comme celle de la Casamance au Senegal, de la Kabylie en Algérie, Cabinda en Angola et même du Sahara Occidental.

L’orientation pour un État fédéral que vous propose vos compatriotes politiques francophones dont le professeur Maurice Kamto est la seule issue qui vous donnera une réelle autonomie.

Vous n’avez pas les moyens de pression nécessaires pour pousser le gouvernement camerounais à vous donner un État.

Ne vous comparez pas au Soudan du Sud ou au à l’Erythree, tout simplement et contrairement à ces pays, vous ne pouvez pas empêcher le gouvernement camerounais d’ exploiter le pétrole du bassin du Rio del Rey ou de Bakassi qui se trouve en haute mer parfois à près de 100 kms des côtes.

Les forces du Soudan du Sud avaient la possibilité de paralyser l’exploitation ou de saboter les champs pétrolières onshore qui se situaient sur leurs terres et non en mer.

L’Erythree mettait une forte pression sur l’Éthiopie qui n’a pas d’accès direct à la mer. L’Éthiopie exporte et importe à travers les ports erythréens sur la mer rouge.

Le régime Biya, à vrai dire, ne subit pratiquement pas d’effets sur son économie du fait de la guerre civile dans le Noso.

Vous avez bien constaté que les budgets du Cameroun sont restés constants en termes de recettes pétrolières malgré que le Noso soit déclaré fiscalement sinistré.

Ceci veut dire que le régime de Yaoundé, peut faire cette guerre avec vous pendant des dizaines d’années tant que vous n’aurez pas la possibilité d’empêcher l’exploitation du pétrole en haute mer .

Or, vous n’avez pas les moyens pour vous attaquer aux plates-formes pétrolières offshore,en haute mer, exploitées par les compagnies des pays occidentaux .

Par contre, ce qui preoccupe le régime de Yaoundé au plus haut point c’est la mobilisation démocratique citoyenne pour une alternance au Cameroun.

Pour dire réellement les choses, c’est la montée en puissance du MRC et de Maurice Kamto qui inquiète le pouvoir.

Voilà donc le véritable enjeu.

A cet effet, au lieu de vous désolidariser des mouvements démocratiques pour une alternance au pouvoir initié par les partis politiques sous prétexte que vous n’êtes plus du Cameroun, vous devez plutôt vous focaliser à participer au militantisme politique aux côtés du parti qui s’engagent à amener l’amélioration des conditions de vie des populations et la création d’un État fédéré au NOSO.

Rejoignez la République politique pour changer le Cameroun.

 

Christian BOMO NTIMBANE

Analyste

Société Civile Critique.

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