ADAMOU NDAM NJOYA N’EST PLUS, FLASH-BACK SUR SON PARCOURS ACADÉMIQUE, POLITIQUE ET PROFESSIONNEL

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Adamou Ndam Njoya était un homme politique camerounais, il est décédé au petit matin de ce samedi 07 mars 2020 à Yaoundé, des suites de longue maladie. La Rédaction de plus-dinfos.com vous déroule son parcours en quelques lignes de lecture. 

Parcours académique

Adamou Ndam Njoya a vu le jour le 8 mai 1942 à Foumban. Il fait ses études primaires à l’école principale de Foumban et Nkongsamba, puis et ses études secondaires au lycée Général Leclerc à Yaoundé. Après les études primaires et secondaires au Cameroun, il poursuit des études supérieures en France, couronnées par l’obtention du doctorat de 3e Cycle et du doctorat d’État en droit public international et en sciences politiques.

Étudiant à l’Institut international d’administration publique (IIAP), il suivit tour à tour des stages au ministère des Affaires étrangères, à l’ambassade de France à Londres et aux organisations internationales à l’Office de l’Europe à Genève, avant de retourner au Cameroun en 1969.

Vie Privée

Ndam Njoya est marié à Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, député UDC et est père de cinq enfants.

Vie Politique 

En décembre 1990, avec le retour du multipartisme et la création des partis politiques d’opposition au Cameroun, Ndam Njoya commence le rassemblement de politiciens potentiellement réformistes. Ndam Njoya est brièvement arrêté avec d’autres opposants politiques, mais ils seront rapidement relaxés.

En septembre 1991, il annonce la formation du l’Union Démocratique du Cameroun. Dans la déclaration de son parti, Ndam Njoya a insisté sur la décentralisation du gouvernement et le respect des droits des minorités.

Il est jusqu’à son décès le président national de l’UDC et ceci depuis le 26 avril 1991

(Soit 28 ans, 10 mois et 10 jours à ce poste). Il a été maire et candidat aux élections présidentielles camerounaises de 1992, de 2004, de 2011et 2018.

Vie Professionnelle

Ndam Njoya a été membre du ministère des Affaires étrangères (1960-1970), avant de rejoindre la faculté de droit à l’Université de Yaoundé.

Ndam Njoya a également travaillé pour la Fondation Carnegie pour la paix internationale au Cameroun en tant que directeur du programme de formation diplomatique. Dans le même temps, il collabora à la création et devint le premier directeur, de 1972 à 1975, de l’Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC). En 1975, il fut nommé vice-ministre des Affaires étrangères.

En 1977, Ndam Njoya fut nommé au ministère de l’Éducation nationale. En 1980, Ahmadou Ahidjo renvoya Ndam Njoya de son poste, et le fit ministre délégué à la présidence chargé de l’inspection générale de l’État et des réformes administratives.

En janvier 1982, Ahidjo le renvoie du gouvernement.

De 1982 à 1990, Ndam Njoya consacre aussi bien son temps à l’écriture et à l’enseignement qu’à des efforts philanthropiques (membre du bureau exécutif de l’UNESCO de 1985 à 1989). Il écrit tant à propos de la loi, des sciences politiques, de l’histoire, des relations internationales et des idées politiques que des pièces de théâtre, des poèmes et des fictions.

Comme oeuvres, nous avons:

1975 : Prières et chants de louanges à Dieu Ndam et Raynier, Yaoundé, Cameroun ;

1976 : Le Cameroun dans les relations internationales, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris, (ISBN 978-2-275-01397-8) ;

1977 : Njoya : réformateur du royaume Bamoun N.E.A. (Nouvelles éditions africaines), Abidjan, Côte d’Ivoire, (ISBN 978-2-85809-101-0) ;

1982 : Les Amo : recueil de poèmes Ndam et Raynier, Yaoundé ;

1983 : Manuel pratique de rédaction administrative et des documents diplomatiques, éditions SOPECAM, Yaoundé, Cameroun

En 2014, Adamou Ndam Njoya a été Président du Jury des Grands prix des associations littéraires.

Adamou Ndam Njoya a été aussi jusqu’à son décès

coprésident de la WCRP (Conférence Mondiale des Religions pour la Paix)/International et Président du Chapitre Camerounais ;

fondateur et président de l’Institut des études islamiques et religieuses (IRSI) et de l’École africaine d’Éthique (EAE) ;

président de l’Union Démocratique du Cameroun (UDC) ;

maire de Foumban ;

membre du Conseil d’Administration du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale ;

fondateur et directeur de publication des revues culturelles: A1 Houda, Communauté, Le Terroir et promoteur de la radio communautaire (poua kone).

Recoupement 

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